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1 - Biographie
de Patrick
Lombardo :
Fondateur
du Pankido
Patrick
Lombardo,
Fondateur du Pankido, est connu, en France et à l'étranger, comme le
pionnier du Kenpô français et surtout comme le créateur du Combat Libre
en France. Il fut le premier à mettre au point, dès 1988, une méthode
structurée de combat à mains nues, liant entre elles de manière
logique, les techniques de frappes et celles de lutte, debout comme au
sol.

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Self-défense et Karaté
Patrick Lombardo
pratique d'abord, pendant un an, la Self-défense
au lycée, sous la direction de son professeur de gymnastique. Il dit :
« Le cours de Self-défense durait une heure, à raison d'une
fois par semaine. Nous travaillions toujours deux par deux, sur des
tapis de gymnastique spécialement installés à cet effet. Le programme
technique était d'une simplicité redoutable : coups de poings au visage
et coups de pieds bas. Le professeur disait que si nous étions capables
de nous défendre efficacement contre ça, le reste viendrait tout seul.
J'ai retenu la leçon. Les tapis servaient à amortir les chutes, car il
fallait souvent conclure au sol. Quand j'y repense, je me dis que j'ai
eu de la chance : apprendre à se battre plutôt que perdre son temps à
taper dans un ballon ! Je crois que ce premier contact avec les arts
martiaux a été déterminant. »
Par la suite,
Patrick Lombardo découvre le Karaté Shôtôkan, déjà
largement majoritaire en France à cette époque-là. En janvier 1980 il
remporte son premier trophée de Karaté. Il s'agit de la Coupe de la
Ville de Nice, par équipes. C'est l'occasion pour lui d'être
définitivement convaincu que les règles du Karaté classique ne peuvent
le satisfaire complètement et il décide alors de se tourner vers
d'autres formes de compétition.

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Champion de France
et Diplômé d'État
En
novembre
1980 Patrick Lombardo remporte le Championnat de la
Ligue Côte d'Azur dans une discipline nouvelle, le Karaté-contact. En
décembre de la même année, il remporte le premier Championnat de France
de Karaté-contact, organisé par la Fédération Française de Karaté et
Arts Martiaux Affinitaires. Voici son commentaire sur cet évènement :
« C'était l'époque où le Full-contact, introduit en France par
Dominique Valéra en 1975, faisait de plus en plus d'émules parmi les
pratiquants de Karaté traditionnel. De nombreux compétiteurs voulaient
se tester dans une forme de combat avec contact et la Fédération avait
décidé de mettre en place une nouvelle forme de compétition dénommée
Karaté-contact. Pour motiver les combattants, elle a organisé un
véritable Championnat de France, avec un titre officiel à la clé. Le
Championnat eut lieu à Paris, au stade Pierre de Coubertin, le 4
décembre 1980. J'ai combattu dans la catégorie des plus de
quatre-vingt-cinq kilos, appelée catégorie des super-lourds. J'ai gagné
et je suis devenu le premier champion de France de Karaté-contact, dans
la catégorie la plus lourde. Historique en quelque sorte. Quelques
années plus tard, ce championnat a été supprimé. »
Avec les années
Patrick Lombardo étudie plusieurs styles de
Karaté, dont le Sankûkai, le Shôrin-ryû, le Gôjû-ryû et le
Kyokushinkai. Il pratique également le Kenpô, les Ko Budô d'Okinawa
(techniques d'armes), le Jû-jutsu, la Boxe Anglaise et le
Full-contact/Kick-boxing. Il remporte plusieurs compétitions dans
différentes disciplines : Karaté, Karaté-contact, Kung-fu, Taekwondo,
Light-contact et Full-contact. En 1982, il remporte la Coupe de France
de Full-contact (Fédération :
F.F.B.A.D.A.).
En 1985 il
obtient le Diplôme d'État de Professeur de Karaté. En
1988, il organise les premières compétitions françaises inter-clubs de
Combat Intégral, Combat Libre ou Combat Total. En 1989, il participe au
premier séminaire national d'Hakkô-ryû Aiki Jû-jutsu, de niveau shodan,
dirigé à Paris par Thierry Riesser-Nadal (alias Shizan Okuyama).

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Créateur du Combat
Intégral et Fondateur du
Kenpôkan
À
partir de 1988, Patrick
Lombardo commence à effectuer une
première synthèse des enseignements qu'il a reçus et adopte, pour
désigner cette synthèse, le nom général de Kenpô. Parallèlement, il
élabore un nouveau type de compétition sportive fondé sur un principe
qu'il nomme Combat Intégral et qui prendra plus tard le nom de Combat
Libre Traditionnel. Il s'agit de lier entre elles et de manière logique
les différentes techniques de combat à mains nues, debout et au sol.
En janvier 1990
Lombardo fonde à Nice un centre d'entraînement
nommé Kenpôkan ou Temple du Kenpô. Avec le temps, la nouvelle forme de
compétition qu'il met en place sera indistinctement désignée sous les
appellations de : Kenpô, Kenpô Karaté, Kenpôkan, Kenpô Français, Combat
Intégral.
Patrick
Lombardo dit :
« Mon but était de mettre en place des
compétitions sportives plus réalistes que celles ayant cours
habituellement dans les arts martiaux. Dès les années 1980, j'ai
cherché à intégrer le combat au sol dans ma pratique et mon
enseignement. J'ai organisé la première compétition française de Combat
Intégral le 12 mai 1990, à Nice, sous l'appellation de 1ère Coupe
Régionale Kenpôkan ou 1ère Coupe Régionale de Kenpô. J'en avais conçu
le règlement de A à Z. Ce jour-là, et pour la première fois en France,
des pratiquants d'arts martiaux se sont affrontés dans des règles
mêlant subtilement les techniques de frappes réelles à celles de
projections, de luxations, d'étranglements et de combat au sol. Les
combats s'effectuaient sans gant, ni casque, ni plastron. Le principe
de base était simple : il fallait gagner par K.O. ou par abandon de
l'adversaire. J'avais choisi comme slogan : " Un combat extrême porté
aux limites du possible et du raisonnable ". À l'époque de nos
premières compétitions, nous nous sommes heurtés à une opposition très
virulente émanant de différents milieux. Peu de gens, autour de nous,
croyaient à la réussite de notre projet. Nos règles de combat furent
dénoncées comme étant trop violentes et contraires à l'éthique même du
sport en général et des arts martiaux en particulier. Comme tous les
précurseurs, nous étions mal compris.
J'avais décidé
d'ignorer les critiques négatives qui nous étaient
adressées. L'une des raisons était que ces critiques émanaient de
personnes que j'estimais inaptes à nous juger. Une autre raison était
qu'il fallait, selon moi, sortir les arts martiaux des limites dans
lesquelles ils étaient enfermés. Il fallait changer l'image de la
compétition.
En fait, les
premiers règlements de Combat Intégral étaient déjà fondés
sur des principes moraux et techniques très élevés. Nous fûmes les
premiers, par exemple, à définir clairement les différences entre art
martial et pratique sportive. Les premiers encore à proposer un
règlement à la fois très libéral et en même tant sécurisant. Les
premiers enfin à dénoncer la violence de certaines manifestations
d'arts martiaux dans lesquelles les accidents se multipliaient sans
remède. Dès le début, je savais que nous étions dans le vrai et
l'avenir nous a donné raison. Chacune de nos compétitions s'est
effectuée dans des conditions exceptionnelles de sécurité et de
réalisme.
Nous avons
organisé la première compétition nationale en décembre 1992,
à Villeneuve-Loubet. Cette compétition, comme d'ailleurs toutes les
autres, a réuni des pratiquants issus de différentes disciplines. Ce
jour-là, nous avons également fait combattre de jeunes enfants, selon
un règlement d'avant-garde et parfaitement adapté, utilisant de
nombreuses protections anatomiques : les mises hors de combat et les
contacts violents étaient, bien sûr, strictement prohibés. Le résultat
fut excellent.
Entre
1990 et 1996,
nous avons ainsi mis sur pied une vingtaine de
compétitions régionales et plus de douze compétitions nationales de ce
genre, ce qui représente un total de plus de mille combats. Pour les
adultes, les combats étaient prévus en trois minutes, avec deux
prolongations de deux minutes chacune. En cas d'égalité, une troisième
prolongation, sans limite de temps, était effectuée. Certains combats
dits « combats d'élite » furent organisés. Ces
combats duraient chacun douze minutes d'affilée avec, en cas d'égalité,
une seule prolongation, sans limite de temps.
Comme il nous fallait
trouver un nom, si possible japonais ou tout au
moins à consonnance extrême-orientale, nous avons placé ces
compétitions sous l'étiquette générale de Kenpô.
Aujourd'hui,
avec le recul de l'histoire, je peux affirmer que nos
compétitions ont apporté, en France, un éclairage nouveau sur la
manière de concevoir le combat sportif dans les arts martiaux. Elles
furent probablement les plus dures jamais organisées dans notre pays en
matière d'arts martiaux et de sports de combat. Nous avons été à
l'origine d'une véritable révolution. J'en veux pour preuve le fait
que, tout d'abord dénoncés et rejetés, nous avons été finalement
largement imités, tant en France qu'à l'étranger. »
Dans les années 1990,
Patrick Lombardo voyage au Japon et aux
États-Unis où il rencontre notamment Seikichi Odo, 10e dan de l'Okinawa
Kenpô et Joe Lewis, 10e dan de Karaté et de Kick-boxing. Plus tard, en
1994, il effectuera un séjour en Chine au cours duquel il visitera le
célèbre monastère de Shaolin du Honan et le village de Tch'en-Kia-Keou
(Chenjiagou), berceau du T'ai-ki-k'iuan.
En 1991,
Patrick Lombardo reçoit le grade de Ceinture Noire 6e
Degré de la Worldwide Kenpô Karaté Association (grade non reconnu par
le Ministère des Sports français) ce qui faisait de lui un des plus
jeunes haut gradé de l'histoire du Kenpô.
En 1992, il
élabore un premier modèle de kimono de combat,
spécialement conçu pour le Combat Intégral. Il s'agit d'un gi classique
à manches courtes, renforcé à certains endroits par des pièces de
tissus rembourré.
En
mars 1992,
il effectue une première démonstration lors de la
rencontre France/Japon de Kenpô et de Karaté Koshiki qui a lieu à Nice.
En avril, il effectue une autre démonstration lors de la Nuit des Arts
Martiaux, organisée dans le cadre de la Foire Internationale de Lyon.
En 1994,
Patrick Lombardo effectue un bref retour à la
compétition. Il remporte cette année-là cinq épreuves nationales en
Kenpô/Combat Intégral : le Mémorial National en toutes catégories et en
équipes et le Challenge National en toutes catégories, en lourds et en
équipes. La même année Patrick Lombardo est officiellement nommé
Responsable National du Kenpô au sein de la Fédération Française de
Karaté et Arts Martiaux Affinitaires. Il est le premier à occuper ce
poste dans toute l'histoire des arts martiaux en France. Cette
nomination ne faisait qu'entériner un état de fait datant de 1990.

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L'Épreuve
des Cent Combats et le Festival de
Bercy
Les
18 et 19 novembre 1995,
Patrick Lombardo effectue, avec
Antony Réa, deux démonstrations lors du 1er Salon International des
Arts Martiaux et des Sports de Combat organisé au Parc Floral de Paris.
Le 3 mars 1996
Patrick Lombardo effectue un test particulièrement
difficile des arts martiaux : l'Épreuve des Cent Combats. Cette épreuve
consiste à combattre cent fois contre différents adversaires. Elle a
lieu à Villeneuve-Loubet, sous la direction de Lionel Dolla. Elle se
déroule dans les règles du Combat Intégral et constitue de ce fait une
première mondiale.
La
presse spécialisée
parle de cette épreuve : « Les
combattants s'étaient donnés rendez-vous à cinq heures du matin et
l'épreuve a débuté à six heures. Les règles furent précisées par Lionel
Dolla, organisateur et arbitre de l'épreuve. Durée de chaque combat :
deux minutes, à frappes réelles. Sont autorisés : les coups de poings,
les coups de pieds, les coups de genoux, les coups de coudes, les
saisies, les projections, les étranglements, les luxations et le combat
au sol. L'épreuve est arrêtée si le candidat est mis K.O. pour plus de
dix secondes ou s'il abandonne sur une luxation ou un étranglement. Il
fut décidé que trente combats se dérouleraient entièrement au sol, ce
qui garantissait une fatigue supplémentaire. Patrick Lombardo a
effectué une moyenne de dix coups de pieds par combat. Sur les derniers
combats, il réussissait encore à lever des coups de pieds au visage de
ses adversaires. »
Le karatéka Pierre
Portocarrero ajoute : « Réfléchissez
calmement et ne cherchez surtout pas à imiter d'emblée Patrick
Lombardo. C'est réalisable (la preuve !) mais très risqué sans une
expérience, une préparation et une motivation particulières. Même tout
cela réuni, il demeure des risques à ne pas prendre à la légère
(blessures, troubles du métabolisme). En l'état, ce genre d'épreuve ne
s'adresse qu'à une élite restreinte. Mais peut-être Patrick aura-t-il
été un défricheur et il nous paraîtrait intéressant que médecins,
physiologistes et professeurs d'arts martiaux se penchent sur le
problème et en tirent des données permettant d'améliorer la pratique de
masse. C'est le cas des « épreuves ultimes » comme le
triathlon (type Iron-Man d'Hawaii), le marathon ou l'ultra-marathon
(cent kilomètres et plus), le Tour de France cycliste, le ski de fond,
etc. Quant au reste, aller au bout de soi-même ne concerne que celui
qui y va… et en revient. Je pense sincèrement que ce genre d'épreuve
rend plus humble. En cela, c'est certainement un outil d'évolution
intéressant, à manipuler avec précaution, répétons-le. »
Le 6 avril 1996
Patrick Lombardo effectue une démonstration de
Kenpôkan lors du 11e Festival des Arts Martiaux de Paris-Bercy. Le 13
avril il effectue la même démonstration à Marseille, toujours dans le
cadre du 11e Festival.
En mai, il
effectue un nouveau retour à la compétition en
remportant l'Open International de Suisse de Kenpô. Le 19 octobre, il
dirige une démonstration de Combat Intégral lors du 2e Salon
International des Arts Martiaux et des Sports de
Combat.
Karaté Bushido n°234 Année 1996
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La Création du
Pankido ou Voie de l’Energie
Universelle
En
janvier 1997, Patrick Lombardo synthétise l'ensemble de ses
connaissances sous la forme
d'une nouvelle discipline martiale qu'il
nomme Pankido.
Karaté Bushido n°242 janvier 1997
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Note
:
pour d’autres informations sur la bio du fondateur :
2- Histoire du
Pankido
3- Les Hommes du Pankido

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