Sommaire
1- Biographie du Fondateur du Pankido
2- Histoire du Pankido
3- Les Hommes du Pankido
4- Tenues Officielles du Pankido
5- Résultats des Compétitions de Pankido
6- Règlements des Compétitions de Pankido
7- Le Pankido dans la Presse
Sommaire
8- Les Grades & les Titres du Pankido
9- Le Programme des Passages de Grades
10- Galerie d'Images et Vidéos
11- Où Pratiquer le Pankido ?
12- Le Pankido au Festival de Bercy
13- Les Equipes de France de Pankido
14- Découvrez le Tournoi des Golden Belts

 

1 - Biographie de Patrick Lombardo : 
Fondateur du Pankido




Patrick Lombardo, Fondateur du Pankido, est connu, en France et à l'étranger, comme le pionnier du Kenpô français et surtout comme le créateur du Combat Libre en France. Il fut le premier à mettre au point, dès 1988, une méthode structurée de combat à mains nues, liant entre elles de manière logique, les techniques de frappes et celles de lutte, debout comme au sol.



. Self-défense et Karaté
Patrick Lombardo pratique d'abord, pendant un an, la Self-défense au lycée, sous la direction de son professeur de gymnastique. Il dit : «  Le cours de Self-défense durait une heure, à raison d'une fois par semaine. Nous travaillions toujours deux par deux, sur des tapis de gymnastique spécialement installés à cet effet. Le programme technique était d'une simplicité redoutable : coups de poings au visage et coups de pieds bas. Le professeur disait que si nous étions capables de nous défendre efficacement contre ça, le reste viendrait tout seul. J'ai retenu la leçon. Les tapis servaient à amortir les chutes, car il fallait souvent conclure au sol. Quand j'y repense, je me dis que j'ai eu de la chance : apprendre à se battre plutôt que perdre son temps à taper dans un ballon ! Je crois que ce premier contact avec les arts martiaux a été déterminant. »

Par la suite, Patrick Lombardo découvre le Karaté Shôtôkan, déjà largement majoritaire en France à cette époque-là. En janvier 1980 il remporte son premier trophée de Karaté. Il s'agit de la Coupe de la Ville de Nice, par équipes. C'est l'occasion pour lui d'être définitivement convaincu que les règles du Karaté classique ne peuvent le satisfaire complètement et il décide alors de se tourner vers d'autres formes de compétition.


. Champion de France et Diplômé d'État
En novembre 1980 Patrick Lombardo remporte le Championnat de la Ligue Côte d'Azur dans une discipline nouvelle, le Karaté-contact. En décembre de la même année, il remporte le premier Championnat de France de Karaté-contact, organisé par la Fédération Française de Karaté et Arts Martiaux Affinitaires. Voici son commentaire sur cet évènement : « C'était l'époque où le Full-contact, introduit en France par Dominique Valéra en 1975, faisait de plus en plus d'émules parmi les pratiquants de Karaté traditionnel. De nombreux compétiteurs voulaient se tester dans une forme de combat avec contact et la Fédération avait décidé de mettre en place une nouvelle forme de compétition dénommée Karaté-contact. Pour motiver les combattants, elle a organisé un véritable Championnat de France, avec un titre officiel à la clé. Le Championnat eut lieu à Paris, au stade Pierre de Coubertin, le 4 décembre 1980. J'ai combattu dans la catégorie des plus de quatre-vingt-cinq kilos, appelée catégorie des super-lourds. J'ai gagné et je suis devenu le premier champion de France de Karaté-contact, dans la catégorie la plus lourde. Historique en quelque sorte. Quelques années plus tard, ce championnat a été supprimé. »

Avec les années Patrick Lombardo étudie plusieurs styles de Karaté, dont le Sankûkai, le Shôrin-ryû, le Gôjû-ryû et le Kyokushinkai. Il pratique également le Kenpô, les Ko Budô d'Okinawa (techniques d'armes), le Jû-jutsu, la Boxe Anglaise et le Full-contact/Kick-boxing. Il remporte plusieurs compétitions dans différentes disciplines : Karaté, Karaté-contact, Kung-fu, Taekwondo, Light-contact et Full-contact. En 1982, il remporte la Coupe de France de Full-contact (Fédération : F.F.B.A.D.A.).

En 1985 il obtient le Diplôme d'État de Professeur de Karaté. En 1988, il organise les premières compétitions françaises inter-clubs de Combat Intégral, Combat Libre ou Combat Total. En 1989, il participe au premier séminaire national d'Hakkô-ryû Aiki Jû-jutsu, de niveau shodan, dirigé à Paris par Thierry Riesser-Nadal (alias Shizan Okuyama).


. Créateur du Combat Intégral et Fondateur du Kenpôkan

À partir de 1988, Patrick Lombardo commence à effectuer une première synthèse des enseignements qu'il a reçus et adopte, pour désigner cette synthèse, le nom général de Kenpô. Parallèlement, il élabore un nouveau type de compétition sportive fondé sur un principe qu'il nomme Combat Intégral et qui prendra plus tard le nom de Combat Libre Traditionnel. Il s'agit de lier entre elles et de manière logique les différentes techniques de combat à mains nues, debout et au sol.

En janvier 1990 Lombardo fonde à Nice un centre d'entraînement nommé Kenpôkan ou Temple du Kenpô. Avec le temps, la nouvelle forme de compétition qu'il met en place sera indistinctement désignée sous les appellations de : Kenpô, Kenpô Karaté, Kenpôkan, Kenpô Français, Combat Intégral.
Patrick Lombardo dit : « Mon but était de mettre en place des compétitions sportives plus réalistes que celles ayant cours habituellement dans les arts martiaux. Dès les années 1980, j'ai cherché à intégrer le combat au sol dans ma pratique et mon enseignement. J'ai organisé la première compétition française de Combat Intégral le 12 mai 1990, à Nice, sous l'appellation de 1ère Coupe Régionale Kenpôkan ou 1ère Coupe Régionale de Kenpô. J'en avais conçu le règlement de A à Z. Ce jour-là, et pour la première fois en France, des pratiquants d'arts martiaux se sont affrontés dans des règles mêlant subtilement les techniques de frappes réelles à celles de projections, de luxations, d'étranglements et de combat au sol. Les combats s'effectuaient sans gant, ni casque, ni plastron. Le principe de base était simple : il fallait gagner par K.O. ou par abandon de l'adversaire. J'avais choisi comme slogan : " Un combat extrême porté aux limites du possible et du raisonnable ". À l'époque de nos premières compétitions, nous nous sommes heurtés à une opposition très virulente émanant de différents milieux. Peu de gens, autour de nous, croyaient à la réussite de notre projet. Nos règles de combat furent dénoncées comme étant trop violentes et contraires à l'éthique même du sport en général et des arts martiaux en particulier. Comme tous les précurseurs, nous étions mal compris.
J'avais décidé d'ignorer les critiques négatives qui nous étaient adressées. L'une des raisons était que ces critiques émanaient de personnes que j'estimais inaptes à nous juger. Une autre raison était qu'il fallait, selon moi, sortir les arts martiaux des limites dans lesquelles ils étaient enfermés. Il fallait changer l'image de la compétition. 
En fait, les premiers règlements de Combat Intégral étaient déjà fondés sur des principes moraux et techniques très élevés. Nous fûmes les premiers, par exemple, à définir clairement les différences entre art martial et pratique sportive. Les premiers encore à proposer un règlement à la fois très libéral et en même tant sécurisant. Les premiers enfin à dénoncer la violence de certaines manifestations d'arts martiaux dans lesquelles les accidents se multipliaient sans remède. Dès le début, je savais que nous étions dans le vrai et l'avenir nous a donné raison. Chacune de nos compétitions s'est effectuée dans des conditions exceptionnelles de sécurité et de réalisme.
Nous avons organisé la première compétition nationale en décembre 1992, à Villeneuve-Loubet. Cette compétition, comme d'ailleurs toutes les autres, a réuni des pratiquants issus de différentes disciplines. Ce jour-là, nous avons également fait combattre de jeunes enfants, selon un règlement d'avant-garde et parfaitement adapté, utilisant de nombreuses protections anatomiques : les mises hors de combat et les contacts violents étaient, bien sûr, strictement prohibés. Le résultat fut excellent.
Entre 1990 et 1996, nous avons ainsi mis sur pied une vingtaine de compétitions régionales et plus de douze compétitions nationales de ce genre, ce qui représente un total de plus de mille combats. Pour les adultes, les combats étaient prévus en trois minutes, avec deux prolongations de deux minutes chacune. En cas d'égalité, une troisième prolongation, sans limite de temps, était effectuée. Certains combats dits « combats d'élite » furent organisés. Ces combats duraient chacun douze minutes d'affilée avec, en cas d'égalité, une seule prolongation, sans limite de temps.
Comme il nous fallait trouver un nom, si possible japonais ou tout au moins à consonnance extrême-orientale, nous avons placé ces compétitions sous l'étiquette générale de Kenpô.
Aujourd'hui, avec le recul de l'histoire, je peux affirmer que nos compétitions ont apporté, en France, un éclairage nouveau sur la manière de concevoir le combat sportif dans les arts martiaux. Elles furent probablement les plus dures jamais organisées dans notre pays en matière d'arts martiaux et de sports de combat. Nous avons été à l'origine d'une véritable révolution. J'en veux pour preuve le fait que, tout d'abord dénoncés et rejetés, nous avons été finalement largement imités, tant en France qu'à l'étranger. »

Dans les années 1990, Patrick Lombardo voyage au JaponJoe Lewis et Patrick Lombardo en Caroline du Nord (Etats-Unis) en 1991. et aux États-Unis où il rencontre notamment Seikichi Odo, 10e dan de l'Okinawa Kenpô et Joe Lewis, 10e dan de Karaté et de Kick-boxing. Plus tard, en 1994, il effectuera un séjour en Chine au cours duquel il visitera le célèbre monastère de Shaolin du Honan et le village de Tch'en-Kia-Keou (Chenjiagou), berceau du T'ai-ki-k'iuan.

En 1991, Patrick Lombardo reçoit le grade de Ceinture Noire 6e Degré de la Worldwide Kenpô Karaté Association (grade non reconnu par le Ministère des Sports français) ce qui faisait de lui un des plus jeunes haut gradé de l'histoire du Kenpô.

En 1992, il élabore un premier modèle de kimono de combat, spécialement conçu pour le Combat Intégral. Il s'agit d'un gi classique à manches courtes, renforcé à certains endroits par des pièces de tissus rembourré.

En mars 1992, il effectue une première démonstration lors de la rencontre France/Japon de Kenpô et de Karaté Koshiki qui a lieu à Nice. En avril, il effectue une autre démonstration lors de la Nuit des Arts Martiaux, organisée dans le cadre de la Foire Internationale de Lyon.

En 1994, Patrick Lombardo effectue un bref retour à la compétition. Il remporte cette année-là cinq épreuves nationales en Kenpô/Combat Intégral : le Mémorial National en toutes catégories et en équipes et le Challenge National en toutes catégories, en lourds et en équipes. La même année Patrick Lombardo est officiellement nommé Responsable National du Kenpô au sein de la Fédération Française de Karaté et Arts Martiaux Affinitaires. Il est le premier à occuper ce poste dans toute l'histoire des arts martiaux en France. Cette nomination ne faisait qu'entériner un état de fait datant de 1990.



. L'Épreuve des Cent Combats et le Festival de Bercy

Les 18 et 19 novembre 1995, Patrick Lombardo effectue, avec Antony Réa, deux démonstrations lors du 1er Salon International des Arts Martiaux et des Sports de Combat organisé au Parc Floral de Paris.

Le 3 mars 1996 Patrick Lombardo effectue un test particulièrement difficile des arts martiaux : l'Épreuve des Cent Combats. Cette épreuve consiste à combattre cent fois contre différents adversaires. Elle a lieu à Villeneuve-Loubet, sous la direction de Lionel Dolla. Elle se déroule dans les règles du Combat Intégral et constitue de ce fait une première mondiale.
La presse spécialisée parle de cette épreuve : «  Les combattants s'étaient donnés rendez-vous à cinq heures du matin et l'épreuve a débuté à six heures. Les règles furent précisées par Lionel Dolla, organisateur et arbitre de l'épreuve. Durée de chaque combat : deux minutes, à frappes réelles. Sont autorisés : les coups de poings, les coups de pieds, les coups de genoux, les coups de coudes, les saisies, les projections, les étranglements, les luxations et le combat au sol. L'épreuve est arrêtée si le candidat est mis K.O. pour plus de dix secondes ou s'il abandonne sur une luxation ou un étranglement. Il fut décidé que trente combats se dérouleraient entièrement au sol, ce qui garantissait une fatigue supplémentaire. Patrick Lombardo a effectué une moyenne de dix coups de pieds par combat. Sur les derniers combats, il réussissait encore à lever des coups de pieds au visage de ses adversaires. » 
Le karatéka Pierre Portocarrero ajoute : « Réfléchissez calmement et ne cherchez surtout pas à imiter d'emblée Patrick Lombardo. C'est réalisable (la preuve !) mais très risqué sans une expérience, une préparation et une motivation particulières. Même tout cela réuni, il demeure des risques à ne pas prendre à la légère (blessures, troubles du métabolisme). En l'état, ce genre d'épreuve ne s'adresse qu'à une élite restreinte. Mais peut-être Patrick aura-t-il été un défricheur et il nous paraîtrait intéressant que médecins, physiologistes et professeurs d'arts martiaux se penchent sur le problème et en tirent des données permettant d'améliorer la pratique de masse. C'est le cas des « épreuves ultimes » comme le triathlon (type Iron-Man d'Hawaii), le marathon ou l'ultra-marathon (cent kilomètres et plus), le Tour de France cycliste, le ski de fond, etc. Quant au reste, aller au bout de soi-même ne concerne que celui qui y va… et en revient. Je pense sincèrement que ce genre d'épreuve rend plus humble. En cela, c'est certainement un outil d'évolution intéressant, à manipuler avec précaution, répétons-le. »

Le 6 avril 1996 Patrick Lombardo effectue une démonstration de Kenpôkan lors du 11e Festival des Arts Martiaux de Paris-Bercy. Le 13 avril il effectue la même démonstration à Marseille, toujours dans le cadre du 11e Festival.

En mai, il effectue un nouveau retour à la compétition en remportant l'Open International de Suisse de Kenpô. Le 19 octobre, il dirige une démonstration de Combat Intégral lors du 2e Salon International des Arts Martiaux et des Sports de Combat.

Karaté Bushido n°234 Année 1996
Patrick Lombardo lors de l'Epreuve des 100 Combats, le 3 Mars 1996. Arbitre : Lionel Dolla.





. La Création du Pankido ou Voie de l’Energie Universelle

En janvier 1997, Patrick Lombardo synthétise l'ensemble de ses connaissances sous la forme
d'une nouvelle discipline martiale qu'il nomme Pankido.


Karaté Bushido n°242 janvier 1997

Note : pour d’autres informations sur la bio du fondateur :
2- Histoire du Pankido
3- Les Hommes du Pankido




 


> Retour au sommaire